Vendredi 28 janvier 2005
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Contrairement à une idée couramment répandue, le béret n’est pas découpé dans une étoffe de drap puis confectionné, mais tricoté dans sa forme
ronde, pièce par pièce, sur des “métiers à tricoter”.
A l’origine, tricoté par les bergers eux-mêmes, cette façon de faire persista jusqu'au début du 19ème siècle.
Rapidement, il fut l’objet d’une fabrication industrielle. En raison de la dureté des laines locales, on a tendance à préférer les laines
d’importation, plus douces et plus souples, traitées dans les filatures spécialisées.
Après l'addition d'une huile animale pour faciliter le cardage, les fibres seront filées et les fils acheminés aux usines.
Ensuite, vient le tricotage. Le béret se présente alors sous la forme d'un large cercle blanchâtre et plat, ouvert le long d'un de ses rayons.
Cette ouverture est fermée par le remaillage, opération confiée, jusque dans les années 40 à des ouvrières à domicile des campagnes.
Le foulonnage resserre le tricot en le feutrant (les bergers utilisaient autrefois un battoir à linge), la laine se rétracte et la pièce de
tricot gagne en épaisseur ce qu’elle perd en diamètre. C'est une opération durant laquelle trois ou quatre cents bérets, plongés dans une cuve d'eau savonneuse, sont martelés par des maillets de
bois jusqu 'à ce que les fibres de laine s'enchevêtrent étroitement pour former un feutre aussi homogène qu'un tapis de billard.
Ensuite, le béret passe à la teinture. Il y prend autant de coloris que lui dicte la mode. Jusqu'au début du siècle, les hommes des vallées
(surtout celle d'Ossau) affectionnaient le béret marron, sans doute parce qu'il rappelait celui d'autrefois, tricote en laine brune du cru.
A partir de 1875, les fabriques mettaient sur le marché autant d'articles bleu marine ou noir que de marron. Le noir est resté depuis lors la
couleur dominante des coiffures d'hommes.
Enfin, le grattage aère le poil superficiel aplati par les foulons, puis le tondage ou rasage égalise les poils soulevés et le garnissage,
dernière étape, consiste en la pose d'une bande de cuir pour le tour de tête et celle d'une coiffe (doublure) en satin, ornée du blason de la marque.